Mercredi 16 novembre 2011 à 20 h 30 au Zénith de PAU
Just to dance...
Héla Fattoumi et Éric Lamoureux, chorégraphes et directeurs du Centre Chorégraphique National de Caen / Basse-Normandie, tentent ce geste improbable : mettre en danse l’expérience du « vivre ensemble ». Alors qu’en France la notion d’identité fait débat, les deux chorégraphes réunissent trois danseurs de la République du Congo, trois danseurs japonais et trois interprètes du CCN pour une symphonie sur l’altérité.
Just to dance… dessine sur le plateau un paysage né des flux croisés de personnalités hautes en couleurs. Étincelant d’échanges et d’énergie, l’assemblage sensible de ces singularités
organise une cosmogonie aux centres mouvants, autant de pépites qui éclatent, se combinent, se cumulent.
La musique du multiinstrumentiste Camel Zekri et le chant de la soprane Dominique Chevaucher se déploient entre traditions et improvisations. Les imaginaires très différents portés par les onze
interprètes fondent une expérience scénique d’où surgit une intense humanité. Just to dance… et l’utopie est en marche.
Jeudi 7 juin 2012 à 20 h 30 au Zénith de PAU
White feeling organic beat
On doit au directeur du Ballet de Lorraine, Didier Deschamps, d’intégrer au répertoire de cette prestigieuse compagnie deux pièces récentes du chorégraphe portugais Paulo Ribeiro, créées pour le
Gulbenkian Ballet de Lisbonne. White feeling (2004) met en scène dix hommes en pantalon et tee-shirt noirs accompagnés par les quatre accordéonistes de Danças Ocultas. Organic
Beat (2005) s’offre un tir groupé de trente danseurs sur une musique de John Cage, enregistrée par quatre musiciens des Percussions de Strasbourg.
Ces pièces, qui tombent sans un faux pli, ne comptent que sur l’énergie et la plastique des corps pour réinventer, dans l’espace du plateau, un chaos organisé qui repose sur le souffle du
collectif.
« Dans les deux spectacles, le geste mixte de Ribeiro, entre architecture et peinture, distribue les énergies des danseurs comme des virgules nerveuses ou des formes découpées. Coups de
pinceaux rapides, attaque de l’espace, Ribeiro manie aussi bien l’explosion que la pose. Il sait disperser les interprètes en multiples éclats puis les ranger d’un coup en lignes nettes. Voir
large, très large, mais aussi dans les détails, fait partie des spécialités du Portugais. »
ROSITA BOISSEAU , LE MONDE, NOV 2009